samedi 10 juillet 2010

La diversité dans la télé réalité

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J'aurais pu m'inscrire en socio et faire un stage chez Endemol pour défendre une thèse sur ce sujet tellement je suis... inspiré. Et lorsque deux concepts super à la mode, télé réalité et diversité, se cotoient, je fonce et je rédige à fond ! Tout d'abord, je distingue cinq télé réalités :

- celles où l'on apprend un "métier" (La Nouvelle Star, PopStars, Project Runway, X Factor, American Idol, So You Can Dance, America's Next Top Model, Top Model, Star Academy, etc...)
- celles où l'on veut montrer l'arrogance des "gens du peuple" lorsqu'ils reçoivent quelqu'un pour dîner (Un Dîner Trop Parfait ou comment se prendre pour Julia Child avec des recettes issues majoritairement de Femme Actuelle) où lorsqu'ils se croient stars et fascinants juste parce qu'ils sont riches et célèbres (The Ashlee Simpson Show, Newlyweeds, etc...)
- celles où l'on veut rabaisser quelqu'un à fond et l'humilier pour, soit disant le rendre heureux (Miss Swan, Le Grand Perdant, J'ai décidé de maigrir, etc...) tout en disant merde à la société de façon super hypocrite,
- celles où l'on fait de l'érotisme porno non assumé juste parce que l'on a pigé que le cocktail nichons + larmes + tentatrices + compagnons volages + sable fin = audiences en or,
- celles où l'on fout des cons à la recherche de fric dans des lofts avec douches collectives, collagène et quotients intellectuels de truies (Loft Story, Les colocataires, Nice People, Secret Story, Dilemme, etc...).

Je ne me cacherais pas : j'ai regardé. Mes préférences vont pour les shows de mannequins que j'affectionne particulièrement, entre regarder une Janice Dickinson se vanter d'avoir été la première Super Top Model au monde sous le regard surpris de Tyra Banks et voir Karl Lagerfeld péter un câble en pleine séance photo, j'avoue passer du bon temps. On m'a aussi solicité pour aller dans Secret Story via facebook mais euh... c'est un non catégorique. Je préfère encore passer mon été en bord de plage avec des lunnettes Cerruti et je ne changerais pas d'avis. Même avec un gros chèque... enfin, ça dépend de ce que "gros" peut vouloir dire, hein!


Les divers sont les personnes, qui, parce qu'elles ne représentent pas ce que le mot "français" peut vouloir signifier de façon "traditionnelle", sont dans une toute autre catégorie. En gros, nous sommes tous français MAIS, certains d'entre nous sont des divers. Attention! Nous sommes tous des français MAIS pas de la même façon; ainsi, si votre peau est bronzée, si vous êtes homosexuel, juif, musulman, handicapé, de sexe féminin, d'origine extra européenne et bien exotique, si vous avez grandi en banlieue, si vous vous reconnaissez au moins dans une seule de ces rubriques, et bien vous faites parti des "divers", cette population sans réelle identité mais que l'on appelle ainsi juste pour ne pas s'avouer que l'on ne les voit pas comme des français sans commentaire. On ne sait pas pourquoi mais c'est comme ça. Voilà. Ainsi, les divers sont très présents dans la télé réalité, à défaut de ne pas siéger à l'assemblée nationale ou animer des prime time ou crever l'écran. Eric Zemmour aurait adoré voir les divers musulmans / noirs / des quartiers populaires rester dans leurs cités à brûler des voitures, violer collectivement des Sherazades, dealer de la drogue et bien entendu prier dans des caves à l'ombre de leurs femmes soumises en burqa, cela va de soit. Sauf que les divers, qui finalement, dans leur "diversité" (ha !) représentent presque la majorité du pays, peuplent nos émissions de télé réalités mais souvent dans les mêmes rôles. Si Hollywood a adoré les clichés comme mettre des blondes dans le rôle des garces dans les Soap Télé, la France, elle, sait très bien jouer avec les clichés qui rassurent une "certaine France".

Les bimbos. Les clichés sur les bimbos sont les mêmes : on nous fout de fausses bimbos, c'est à dire des idiotes blondes siliconées et écervelées mais pas très belles car les vrais bimbos sont normalement belles (Pamela Anderson, Carmen Electra, etc..). Elles ont beau se la jouer femmes fatales, danseuses, artistes (ha! ha! ha!) mais en réalité, ce ne sont que de pauvres femmes sensibles, d'ex brunes persuadées que le scalpel est leur meilleur ami et souvent à fleur de peau. Elles sont les premières victimes de leur physique anti Mai 68, les premières à craquer parce que personne ne les comprend mais tout le monde a envie de les draguer, bref, ce sont des écorchées vives, des artistes caméléons et les autres, bah ce ne sont que des hypocrites et des jaloux qui n'ont jamais su voir la chanteuse en Angie ou la comédienne en Loana. Ouais.

Comme dans toute diversité, on a le droit aux arabes, aux maghrébins et là, c'est tout de suite moins drôle. Quand l'arabe est un homme, c'est forcément un chien sexiste, machiste, qui agit comme s'il avait le physique d'un acteur oscarisé alors qu'il ressemble plutôt à un videur de boite de nuit "arrangé", agissant comme petit leader d'une troupe de débiles mentaux enfermés dans un loft sponsorisé par Ikéa. Ahmed, Aziz, Moundir, presque le même look de mafioso qui fait kiffer la bourgeoise en vacances à Marrakech mais surtout le même profil : c'est l'arabe qui n'est pas devenu délinquant mais qui représente à fond cette virilité islamo-arabe fantasmée, composée de paroles poétiques du genre "baisse les yeux, p'tite salope et sert moi un verre tout de suite sur le champ", qui est un monstre de brutalité et dont le niveau de culture générale dépasse à peine celui d'un gamin de CP. Mais comme la bimbo, sa proie préférée, l'arabe aime verser quelques petites larmes, entre deux coups de mains dans sa chevelure frisée et gélifiée, et pondre quelques paroles du genre "Wallah, trop dégoûté!" histoire de montrer que lui aussi, c'est un être sensible. Les producteurs de télé réalité ont été un peu plus créatifs lorsqu'il était question de jeunes filles arabes : au lieu de nous chercher les éternelles victimes de tournantes de caves de cités, on est allé nous chercher des pétasses arabes super libérées d'un point de vue vestimentaire et qui ont en commun d'être vulgaires, trash, "féministes" à la sauce Sihem Habchi et fières de l'être. Elles ont toutes en commun ces particularité et finissent toutes par concrétiser leur plus grand rêve, à savoir figurer en couverture de Entrevue ou Newlook, à chacun son école. Mais vu que les producteurs de télé réalités sont de grands marionnettistes et aiment entretenir le mythe du communautarisme zemmourien, il faut à tout prix qu'ils créent des couples d'arabes pour flatter et rassurer une certaine france dont je parlais plus tôt. J'suis juste surpris que personne n'ait eu l'idée de placer quelque barbus et quelques burqettes dans ces émissions, pour bien nourrir le mythe.

Dans le genre cliché, on ne pourra pas mieux faire que ce qui se fait sur les homos. Bien entendu, l'homosexualité féminine étant peu représentée, il n'y a pas de quoi s'attarder sur la question mais pour ce qui est des hommes, bravo la télé réalité pour les clichés. Tous sont des follasses en puissance, les ambassadeurs du "j'me trémousse comme une dinde à chaque son de musique, hihihi", les stéréotypes les plus crus et les plus repoussants étant exploités à fond par chaque télé réalité. Avec le recul, Steevy Boulay et son attirail d'abruti décoloré nous parait plus tendre maintenant que l'on a connu Flo GaGa de Dilemme et Benoit et FX de Secret Story 4. Le premier se comporte comme une pétasse de la haute société new yorkaise, sauf qu'il lui manque le sac Marc Jacobs et les escarpins Hermès tandis que l'autre n'a besoin de rien car toutes ses paroles, sa voix, sa façon de marcher et tout ce qui l'entoure font de lui la "Queen", la vraie reine des folles. Chaque cliché aura le droit à sa scène en mini short / talons aguilles. Il ne lui manque plus que la plume dans le cul. Les producteurs de Dilemme sont vraiment allés loin avec Flo Gaga, en dénichant un parfait abruti persuadé d'être un ami de Paris Hilton, une autre abrutie, qui ponctue ses phrases de "Loves it" (qui ne veut rien dire) ou autres expressions anglosaxones qu'il ne maitrise même pas avec sa prononciation de débutant parti passer un week end en angleterre. Malgré tout, vu le physique super ingrat qu'il se trimballe avec son front énorme où on pourrait faire attérir le Jet Privé de Donatella Versace, on lui pardonne. Pour le second, c'est encore plus.... stéréotypé ? typique ? Je ne sais pas, mais ça ne va pas : il agit comme une femme lorsqu'on lui demande son âge, ponctue aussi ses phrases de petits mots anglais et se déhanche d'une façon plus que féminine... C'est donc ça l'homosexualité ? Vous êtes obligés de nous trouver des homos plus féminins que le féminin, dont le profil "psychologique" est le même, paumés dans une identité floue où féminin et masculin sont confondus ? A croire qu'il existerait une école de formation pour les "futurs tarlouzes télévisées"... où Endemol et compagnie piocheraient des bouffons pour leurs programmes de divertissement.

Le cliché le plus agaçant reste celui de la jeune battante, la femme active du XXIème siècle qui veut nous faire croire qu'elle est assez intelligente pour manipuler la télé réalité, cette énorme industrie, pour arriver à ses fins : devenir chanteuse / actrice / mannequin. Vous pouvez rigoler. On a connu Tatiana Laurens, blonde écervelée pour ne pas changer, en couple avec un "divers" si vous voyez ce que je veux dire, qui, depuis quelques jours, dit être passée par la télé réalité pour faire passer un message sur les violences faites aux femmes, ces eternelles victimes de la société. Manquerait plus qu'elle s'appelle Karima et elle pourrait rejoindre NPNS et même faire son entrée au gouvernement au ministère de la ville fantôme. Quoiqu'il en soit, cette mythomane qui cherche en fait à devenir chanteuse, ose aujourd'hui se trouver un combat de militante féministe en wonderbra, à coups de spots violents et contre productifs, n'a d'autre but que de faire parler d'elle en multipliant les apparitions dans des télé réalités où son seul talent a été d'être au paroxysme de la vulgarité, d'être une experte dans l'idiotie. Pareil pour son ennemi / collègue Laly dont la participation a la même émission aura débouché sur une carrière d'actrice porno. Ne sortez pas les confettis les enfants, NPNS se félicite déjà de ce destin de femme libre du XXIème siècle! Dans le même registre, on a le droit à Lesly Mess / Afida Turner, pur produit merdique sans le moindre intérêt dont la seule réussite est d'avoir su épouser le fils de Tina Turner parce que à part ça, elle, c'est rien : aucun talent, vulgaire, connue pour squatter les soirées branchées parce qu'elle est la femme du fils de quelqu'un de connu et de reconnu, une attitude méprisante à la TV avec une maîtrise du franglais à faire palir de jalousie JC Van Damme. Ma préférée reste la jeune Marie de Dilemme qui s'est présentée comme mannequin et qui avoue avoir fait cette émission pour se faire connaître. Ah, Ah, Ah. J'adore quand on se présente mannequin et que l'on a aucun défilé à son actif, aucune campagne, un book réalisé probablement par un amateur doublé d'un pervers et que l'on a à peine le physique d'un mannequin de remplacement de la Redoute ou Kiabi enfants. Bref, bonne chance mais, la couverture de Sports Illustrated, ca ne sera pas dans cette vie, ha ! Et petite info : les casteurs ne recrutent jamais via la télé réalité. Tu es une battante ? Tu veux devenir mannequin ? Démarche les agences, frappe aux portes et tu verras. Pour le moment, tu n'as fait que rendre célèbre ton comportement de petite pouffe même pas photogénique pour un sou, capricieuse et qui ne pourrait même pas tenir 10 minutes sans broncher le train de vie d'un mannequin. Au mieux, Marie deviendra l'assistante perso de Naomi Campbell, et se prendra quelques gifles bien méritées dans sa tronche de bretonne pourrie gâtée. Au pire, bah, elle nous dira !

Dans cet océan de diversité, il reste quand même pertinent de souligner que certains "divers" ne sont toujours pas représentés... Où sont les asiatiques férus de maths et propriétaires de restaurants à buffet. Où sont les noirs athlétiques et habitants de la Seine St Denis ? Où sont les indiens, pros de l'informatique et marieurs de filles à peine pubères ? Où sont les handicapés? Allons, producteurs de télé réalités, il y a encore plein de clichés à exploiter dans l'univers des télé réalités ? Vous avez encore plein de superbes réputations à créer!

lundi 5 juillet 2010

Les galères des jeunes diplomés, premier épisode!

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Chacun sa saga : jadis, on avait le droit à des feuilletons à la con sur TF1 et moi je vous propose des parcours de jeunes diplômés ou non, histoire de s'approprier une réalité pas facile à avaler. J'ai la chance de pouvoir un peu faire ce que je veux, d'avoir bossé un peu partout mais je n'oublie pas les épreuves que j'ai connues. Cependant, je décide de vous relater l'histoire d'une amie, appelons la Annabelle et dont le parcours mérite d'être raconté, ne serait-ce que pour rendre compte d'une situation pas si atypique que ça.

Annabelle est ce que l'on pourrait appeler une fille pas très chanceuse. Très tôt, elle a quitté sa famille marseillaise pour la vie parisienne, s'imaginant à la fois étudiante et branchée. En arrivant, comme bon nombre d'étudiants et d'étudiantes, elle s'est vite rendu compte que le glamour parisien made in Vogue Magazine n'existait que dans sa tête. Première galère : le logement. Paris est peut être la ville des lumières, mais pas celle des appartements. Du coup, Annabelle a lâché l'affaire avec les chambres d'étudiants, pleines à craquer, crades à mort (la gérante a osé lui balancer un truc du genre "oh mais vous savez à Paris, on adore les cafards....") et minuscules. Du coup, avec sa bourse de 400 euros par mois, Annabelle s'est offert un studio dans le XVIIIème arrondissement, loué à 400 euros pile poil. Bien entendu, elle n'est pas arrivée à Paris les mains dans les poches puisqu'elle avait 2000 euros que sa grand mère lui avait donnés "au cas où". C'est dur de se dire que ces 2000 euros lui ont servi à payer 5 mois de loyer en attendant de décrocher un job... surtout quand on sait ce que l'on peut faire avec 2000 euros. Annabelle avait songé à aller vivre en banlieue, malgré les "stéréotypes médiatisés" mais, après calcul, cela serait peu intéressant, sachant qu'il lui fallait une proximité avec son universités et les éventuels lieux de travail qu'elle visait.

Le job ? Parlons-en! Comme beaucoup d'étudiants, Annabelle est vouée à mettre à profit ses talents dans de nombreuses entreprises qui offrent toutes, le même salaire : le smic. Sachant que Annabelle doit payer son loyer, ses factures (téléphone, internet, électricité, carte orange, etc...), elle n'est pas difficile et fait à peu près tout ce qui est possible de faire : vendeuse en magasin d vêtement, baby sitter, professeur à domicile, employée de poissonnerie, à raison de 20H par semaine, quitte à sécher certains cours et à se taper des migraines et des sales notes. En un an, Annabelle a cumulé près de 8 emplois différents, au salaire minimum légal et sans la moindre allocation. Les effets ? Oh bah, c'est simple : elle décroche à mort, elle travaille plus pour manger à sa faim que par ambition, et investit la plupart de son argent "perso" (c'est à dire ce qui reste après avoir réglé toutes les factures, soit trois fois rien) dans des photocopies des cours manqués. Mais, Dieu merci, Annabelle a décroché un fabuleux CDI dans la grande distribution où elle est obligée de se taper des semaines de 35H pendant les vacances, partiels ou non. Et comme elle a un frigo à remplir et un avenir à bâtir, et bien Annabelle se tape le cocktail de la mort : journées de travail de 7h + révisions intensives pendant 4H + médocs pour tenir la route et seulement 5H de sommeil par nuit car "le temps passe". Et bah dis donc... En période estivale, Annabelle ne souffle pas pour autant : elle cumule son job en horaires nocturnes (18h-22h) avec un autre job le samedi. Pour cela, elle a du obtenir une "dérogation" pour effectuer son stage de 8h du matin à 17h au lieu de 9h-18h pour avoir le temps d'aller au travail sans la moindre transition. Inutile de préciser que le stage est non rémunéré vu qu'on lui a vanté la renommée internationale de l'agence dans laquelle elle bosse comme une malade pour faire valoir son curriculum vitae sur le marché de l'emploi.

Et les études dans tout ça ? "Je les vois à peine passer" me dit-elle. Avec son emploi du temps de ministre et sa charge de travail, Annabelle s'est transformée en véritable robot. Elle ne sort jamais sans un but précis, en deux ans à Paris, elle n'a jamais été à la tour Eiffel. L'argent qu'elle reçoit pour son anniversaire ou pour Noël ne lui sert qu'à (sur)vivre; certes, ses dimanches sont libres mais elle préfère rester à dormir jusqu'à 15h en écoutant son Ipod et en s'imaginant ce que sa vie aurait pu être si elle avait décidé de rester à Marseille. Parfois, elle se dit que tout ça ne vaut pas la chandelle vu que la plupart des "anciens", qu'ils soient issus de la souche discriminée ou non, galèrent tous : à la sortie de la fac, on ne veut d'eux que pour faire des stages, qui parfois terminent en CDD pour ne finir que rarement en CDI avec des rémunérations délirantes pour un chef de projet ou assistant marketing (genre 1200 euros net par mois pour un bac +5, la maitrise et l'usage de 3 langues, des diplômes et de solides expériences).

L'être humain galère toujours. On galère en maternelle pour apprendre, on galère au collège lorsque l'on sent que l'on pousse comme une plante, au lycée, à la fac, après la fac et même quand on sent que l'on est devenu un fossile que l'on traite comme un objet un peu trop encombrant dans la pièce. Seulement, notre nation, notre république, ne devrait-elle pas protéger les plus faibles ? Aider ceux qui le méritent le plus ? Ceux qui se saignent aux quatre veines, ceux qui jonglent et triment, ceux qui dorment sur leur moquette, ceux qui ne peuvent même pas se permettre 3 repas quotidiens ? Surtout que, les étudiants, c'est sensé être l'avenir. En les abandonnant de cette façon, on se demande vraiment ce qu'ils vont devenir.

lundi 28 juin 2010

Je deteste Clara Morgane

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Nostalgique de mon ancien blog ? Un peu... Du coup, je me permets de rédiger un article à nouveau en actualisant sur l'une des plus grandes dépravées : Miss Clara Morgane, la prostituée légale devenue animatrice télé.
Je sais, je sais, je ne devrais pas... mais plutôt que de la traiter de « grosse pute » ou de « salope », autant aller droit au but et l'affirmer une fois de plus: Je déteste Clara Morgane. Dans les années 90, on a oublié un ouvrage du nom de «The 'I Hate Madonna' Handbook », une sorte de manuel ou guide d'instructions du « comment et pourquoi je desteste Madonna ». Madonna étant à mon sens l'une des plus grandes artistes de tous les temps, je ne la déteste pas. Mais j'adore ses détracteurs qui m'ont donné la superbe idée de ce post à savoir comment et pourquoi je déteste cette pintade mal déplumée qui répond au nom de Clara Morgane.
Je lui mène la vie dure en fait. En zappant, je la vois dire « On se retrouve après la Pub pour un max d'infos sur la chirurgie esthétique sur NRJ12 ! » et je lui réponds « C'est la pub, c'est ça, profites-en pour te foutre un doigt dans le cul, connasse! » et parfois, je me retiens, je ne dis plus rien. En fait, je pense que je vomis sur Clara Morgane parce que je ne peux pas vomir sur tout le monde et je vomis sur elle parce qu'elle a regroupé tout ce que je n'aime pas chez l'homme en général et chez la femme en particulier.

J'ai osé perdre mon temps en me renseignant un peu sur elle et... franchement, c'est pas si glamour que ça, contrairement à ce que l'on veut nous faire croire. Bah ouais. Déjà, elle s'appelle Emmanuelle Aurélie Munos à l'origine, ce qui est moins sexy que son « nom de scène ». C'est clair que pour être crédible en chiennasse recyclable, vaut mieux avoir un prénom et un nom vendeur plutôt qu'un prénom d'employée de libre service qui ferait vraiment tâche sur les jackets DVD de ses films « pour adultes ». Nan mais Emmanuelle Aurélie Munos, quoi ! Putain, y'a de quoi porter plainte contre ses parents ! Clara Morgane la myhto rêve de célébrité, de rien en particulier, mais elle rêve qu'on crie son nom (dans un autre contexte que celui de la pornographie bien entendu), qu'on lui déroule le tapis rouge, qu'on la couvre de cadeaux, qu'on lui offre des bagues en diamants et qu'on la prenne au sérieux (ou tout court peut être ?), bref, elle veut être une star: riche et connue. Mais au lieu de chercher en elle le moindre talent qui puisse faire d'elle au moins une artiste pour qui on aurait un petit peu de pitié (genre Sandy Valentino, Larusso, Ophélie Winter, etc...), non, Clara Morgane choisit le porno en se disant qu'elle pourra bien faire quelque chose après. S'ensuit alors une carrière au paradis de la femme soumise et la suite, je crois qu'on la connaît tous... Elle est restée « actrice » près de deux ans avant de présenter le journal du Hard, poser à poil pour des calendriers, créer des marques de lingerie, faire de la « musique », présenter des émissions bêtes comme tout sur NRJ12 et j'en passe... à part ça, le porno « c'est derrière moi » comme elle dit. Tu m'étonnes.


En fait, elle est complètement conne la Clara Morgane. Toujours invitée chez Morandini (présentateur tnt has been aux dents blanchies), on lui demande son métier et elle répond « bah c'est moi quoi!» avec un petit rire d'idiote qui veut dire « euh merde, je réponds quoi ?! ». Pensant qu'elle doit quand même répondre, la pouff déclare « c'est très français de demander à quelqu'un de se définir... » en se la jouant Mylène Farmer avec des phrases du genre un peu intello ou je ne sais quoi... Clara, tu sais, que ce soit en Inde, en Arménie, en Espagne, En Afrique du Sud ou en France, on demande partout aux gens ce qu'ils font dans la vie! C'est pas une spécificité française, loin de là. A moins qu'à force de faire des reportages à la con à Los Angeles pour le compte de NRJ12, elle doit se croire experte en questions « trop pas françaises » ?Faut éviter de vouloir se la jouer « nan mais je vais faire une phrase trop balèze quoi » quand l'effet produit n'est pas à la hauteur de l'effet recherché. Et quand bien même on la qualifié de people (catégorie sociale à mi chemin entre l'inutile et l'utile), elle répond « j'ai pas forcément envie de donner un nom à ça, ha ! » parce que dans le fond, sa carrière après la pornographie, ça ne ressemble à rien. Par la suite, Clara Morgane l'intellectuelle nous apprend que, adolescente, elle avait au fond d'elle « une energie » et qu'elle ne « savait pas où la canaliser »... Waw, quelle phrase! Quelle éloquence! Donc, c'est cette energie qui l'a mené au porno ? Non, parce que là, je ne comprends plus rien... Mais, toujours d'après elle, le X ne serait qu'une case dans sa vie qui lui a ouvert les yeux sur son chemin... génial! A partir de demain, dans tous les lycées de France, je veux que l'on pousse les jeunes qui ne savent pas quoi faire de leur vie à faire des films X pour avoir une meilleure vision de l'avenir tiens!


En fait, il paraît qu'elle s'emmerdait en BTS et qu'elle est passée par le X... parce que blablabla « les interdits », blablabla... presque aussi convaincante qu'une secrétaire générale de gauche quoi. Le pire: elle fout tout le dos des parents, qui, selon elle, étaient trop carrés, trop rigoristes. « J'avais pas le droit de sortir à Marseille, trop protégée! » déclare la pouff décomplexée. Pauvres parents, déjà que votre fille est la reine des pouff, faut en plus que ça soit de votre faute ! Je crois qu'à ce stade là, j'ai énormément de peine pour elle.
Quand on lui demande si des portes lui sont fermées, elle répond, sur un ton humoristique car elle essaye de faire rire volontairement (je la trouve plus drôle quand elle fait rire involontairement), que seul le journal de 20h lui semble être interdit... Là, je trouve ça même plus drôle. J'ai même de la peine pour elle. Cette pauvre fille a le cerveau rouillé ou quoi ? Nan, parce qu'elle croit qu'elle a réussit dans la musique et à la TV, elle croit qu'elle va pouvoir présenter le JT aussi ? Lui a-t-on dit quel était le niveau d'études requis ? Parce que y'a des illuminés qui pensent vraiment que parce qu'ils ont fait de la "chanson" et présenté des émissions TV, ils peuvent présenter le JT...Que quelqu'un la mette au courant, mais pas moi, c'est trop douloureux de briser des rêves! Alors au final, qui est Clara Morgane ? Une pute ? Partant du principe qu'une pute se fait payer en échange de faveurs sexuelles, je dirais « oui ». Et vu la façon dont elle balaye ce « passé sulfureux », je trouve quelque chose de très similaire avec les prostituées qui ne veulent plus jamais entendre parler de leur vie de putes. Pareil. Une tricheuse ? Euh, oui. Elle a triché. Peut être qu'elle ne voulait pas particulièrement être chanteuse ou je ne sais quoi (si vous appelez ça une chanteuse, je vous invite à découvrir la discographie de Janis Joplin pour avoir une définition plus authentique du métier) mais au lieu d'être déjà talentueuse, puis de passer des castings, écrire ses textes, bref, se demerder, elle préfère se faire embrocher devant des caméras et une équipe de production pour arriver aux studios. C'est un raccourci donc, c'est de la triche! Une menteuse ? Oui ! Bien sûr que c'est une grosse mytho la Clara! Déjà, rien que son nom quoi. Bon, j'avoue, je lui pardonne ça... elle a du se dire « putain, j'ai un prénom de Merde! » avant de se rappeler que d'énormes légendes de la pop et du rock ont eu recours au pseudonyme... Après, qu'elle ne dise pas qu'elle a fait de la pornographie par rébellion, parce que les rebelles, il y en a plein les rues et que je sache, ils ne se sont pas tous retrouvés dans des productions pornos. Et puis, grosse mytho la Clara qui déclare qu'elle n'a fait ça qu'avec son copain de l'époque et blablabla... même pas foutue d'assumer sa vie de merde.


Je peux la qualifier de pute, de tricheuse et de mytho, je pense que le seul mot qui me vient à l'esprit, c'est « dégradation ». Ok, j'avoue, ce terme pourrait servir de titre d'album pour un artiste francophone qui donne dans la pop variété presque expérimentale mais Clara Morgane, c'est la dégradation de la femme à l'état pur. Je pense aux artistes complets, bourrés de talent, qui sont quelque part, dans les métros, dans les conservatoires, dans les files d'attentes des Star Academy et autres usines à artistes pascalnégrisés, et je me dis que ces gens là, qui sont probablement plus talentueux et qui ont une vocation et pas seulement « une energie » ou je ne sais quoi, bah ces gens-là, ils galèreront parce que l'industrie du disque est difficile. Forcément, balancer une pétasse ecervelée et aussi douée pour le chant que Laurent Ruquier pour l'humour, c'est plus prometteur en terme de pognon que de découvrir des artistes animés d'une passion véritable et talentueux. Je pense aussi, à toutes ces jeunes filles qui, parce qu'elles n'ont pas vécu les années 70 et les luttes des femmes, mais aussi parce qu'elles ont le sentiment que l'égalité homme-femme existe pleinement, qui maintenant voient à travers Clara La Mytho, un chemin vers le succès. Forcément, on nous vante du matin au soir la « carrière » presque exemplaire de cette ex prostituée de la caméra au lieu de s'interroger sur ce phénomène et son ampleur, on donne presque une leçon aux jeunes générations de filles, plus ou moins mal dans leur peau, à la recherche de leur propre identité, et on leur fait miroiter un avenir, construit sur la base d'un « fais ta salope, tu y trouveras ton compte ». Voilà, ce qu'est Clara Morgane.


PS: Si Clara Morgane était un homme, je dirais la même chose. Enfin je dis ça pour les militantes de Ni pute ni soumise qui pourraient venir me saouler, quoiqu'elles sont trop occupées à rien faire.

samedi 12 juin 2010

Pretty Little Liars

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On a même pas le temps de faire son deuil de Melrose Place, Nip Tuck ou encore Lost, qu'une nouvelle série américaine "grand public" nous tombe dessus. Sauf que là, c'est la saison des séries d'été et que la chaîne ABC a eu une envie qui s'appelle Pretty Little Liars. Vous aviez kiffé votre race sur Souviens-toi l'été dernier, Scream ou encore Harper's Island ? Vous regardez Desperate Housewives ? Vous êtes familier avec l'univers de Twin Peaks ? Bon, il y a des chances pour que vous suiviez la série, basée sur une saga de romans du même nom, écrite par Sara Shepard. Sachez juste que cela se passe en Pennsylvanie, dans une banlieue pas particulièrement chic, avec des ados peut être pas aussi stylés que ceux de 90210 mais avec quelques petites histoires qui pourraient, selon la mise en scène, faire de Pretty Little Liars le prochain plaisir coupable de notre été (enfin, ça et Häggen Das).

Comme dans Twin Peaks, Desperate Housewives ou encore Melrose, ça commence avec un drame : Allison, une jeune blondinette, a disparu depuis un an. Entre temps, ses quatre amies se sont séparées et ont, pour la plupart, changé. Jusque là, rien de bien spécial, si ce n'est que quelqu'un s'amuse à les faire flipper à base de textos / mails anonymes faisant références à des secrets plus ou moins embarrassant (du genre, "je sais que tu tapes les mecs de ta soeur, han!"). On pensait que cela n'était qu'une farce de Allison jusqu'à ce que la police retrouve son corps et que les filles finissent par se rapprocher pour de bon, avec quelques petites révélations à la clé. Je sais que ma description est assez simpliste mais ce n'est que le premier épisode. Bon, cela ressemble beaucoup à un Desperate Housewives pour adultes, avec comme trames de fond, la banlieue, les femmes et les secrets mais au niveau "ado", je me demande ce que cela va donner. La série ressemble beaucoup à une production signée The CW, avec de la musique toutes les 2 minutes, des bagnoles de ouf à 16 ans, des parents qui font plus "grand frère / grande soeur" que darons et des lycées américains avec des coins géniaux dans lesquels on s'imagine déjà en train de pester sur la traînée de terminale. Bon, le générique est naze à fond mais peu importe : l'intrigue est assez fascinante pour le moment.

Côtés rôles principaux, on est assez bien servis. Tout d'abord, on a le droit à la très charmante Aria, jouée par Lucy Hale. Elle semble être la bonne fille avec ses côtés pervers, du genre Julie Mayer de Desperate Housewives mais avec un physique bien plus avantageux et des talents d'actrice bien plus évidents. Elle vient d'une famille libérale, le père ayant trompé sa femme qui ignore complètement que ce dernier est un porc. Elle était aussi "gothique" vu qu'elle avait des mèches violettes et portait souvent du noir, la vilaine diablesse. Sinon, rien de bien particulier. Ah si: elle se tape son prof d'Anglais dans les toilettes d'un bar, le sosie de Michael Urie A.K.A le regretté Mark de Ugly Betty. Ashley Benson joue Hanna, la presque Naomi Clark de Pretty Little Liars. Issue d'une famille monoparentale où le père est aussi un porc puisqu'il a laissé tombé sa famille probablement pour aller sauter sa secrétaire (comme dans Desperate Housewives...), Hanna est l'ancienne grosse devenue canon et dont la mère, tout aussi canon que la fille, n'hésite pas à user de ses charmes pour sortir sa fille de l'embarras. Elle n'est pas particulièrement riche mais a le luxe de se trimballer avec un sac Jean Paul Gaultier dès sa première apparition à l'écran. A noter : elle a aussi joué le rôle de Mya dans Eastwick cette année aux côtés de Rebecca Romijn, encore un canon, qui jouait le rôle de sa mère, Roxie. Je sais que je ne devrais pas me fier aux apparences, mais je sens que Hanna est la garce de la bande. On verra bien. Troiana Bellisario est Spencer dans Pretty Little Liars. Bon, en gros, c'est le cerveau du bande et qui dit cerveau, dit cageot. Oh c'est bon, c'était pour rire. Elle est pas laide, elle est juste, la fille que l'on regarde le moins sur la photo. Vu que c'est le cerveau, c'est l'élève bosseuse, qui vit une vraie rivalité avec sa soeur mais qui se venge bien d'elle, sans le vouloir apparemment, puisqu'elle réussit à lui piquer ses copains. Rien de nouveau de ce côté là, si ce n'est que sa soeur est bien plus belle qu'elle. Pour finir, on a la ravissante Shay Mitchell qui joue Emily, la fille que toutes les lycéennes pourrait détester, vous savez, celle qui est belle sans maquillage, sportive, avec un corps parfait, une chevelure de rêve et une peau que l'on devine soyeuse. A part ça, elle semblerait lesbienne. Enfin un peu. Le truc, c'est qu'elles ont toute un secret en commun avec la disparue / décédée et que si elle révèle le truc de Jenna (qui est-elle ? On ne le sait pas!), elles sont dans la merde. Pour le moment, bravo pour le casting : on nous a dégoté de presque parfaites inconnues qui pourraient, si le succès de la série suit le succès des livres, les transformer en futures Brenda & Kelly des années 2000. Selon ABC, les audiences étaient très bonnes pour cet épisode pilote et 10 autres épisodes ont été commandés.

Pour ce qui est des rôles secondaires, j'ai bien entendu adoré la présence de Laura Leighton, la cultissime morte vivante Sydney Andrews de Melrose Place. Elle ne joue pas une peste ici mais j'aime la retrouver sur le petit écran en mère de famille célibataire, dragueuse et terriblement sexy. C'est l'une des raisons pour lesquelles je regarde cette nouvelle série, autant se l'avouer. J'espère que son rôle gagnera en importance parce que ça serait vraiment dommage de se passer d'elle. On retrouve aussi Holly Marie Combs, mondialement connue pour avoir joué Piper dans Charmed et pour avoir une dent qui cloche dans le sourire. Bon, rien de bien nouveau, elle a toujours l'air d'être enceinte comme depuis 2002 et reste une bonne comédienne et la voir dans le rôle de la cocue me plaît assez. Et j'aime me foutre de sa gueule vu qu'elle avait dit qu'elle ne voulait plus faire de télé maintenant qu'elle a des enfants... C'est son banquier qui doit être content! Chad Lowe fait partie du casting également, jouant le rôle du père de Aria. C'est un acteur habitué des séries télé comme Melrose Place où il avait cotoyé Laura Leighton justement ! Deux acteurs de cette série finissent par se rencontrer à nouveau... comme dans Desperate Housewives, quoi!